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Le moteur humain

Intensité et vitesse d'entraînement

Eté 2007

 

 

Notions de base sur le moteur humain

Les muscles produisent un travail mécanique en se contractant et en mettant en mouvement le squelette.

Pour cela, ils transforment l'énergie potentielle contenue dans l'A.T.P. (Adénosine triphosphate). Cette substance est en réserve dans les cellules musculaires, mais en très faible quantité et les stocks sont épuisés en 2 à 3 secondes.

Pour poursuivre l'effort, il existe des systèmes de recharge énergétique permettant une nouvelle formation d' A.T.P. que l'on appelle filières énergétiques et qui sont au nombre de trois :

Aérobie (aérobiose = avec apport d'oxygène) : dégradation par oxydation du glycogène « sucre musculaire » et des lipides dont les réserves sont très importantes dans l'organisme, de plus, ce processus ne produit aucun déchet, à part de l'eau et du gaz carbonique. Le délai d'intervention est lent (plusieurs minutes) et l'intensité modérée, mais la capacité est très importante et peut fournir de l'énergie sur de nombreuses heures(> 50 heures avec les lipides).

Anaérobie (sans oxygène) lactique : dégradation incomplète du glycogène avec production d'un déchet ; l'acide lactique (lactates). Ce dernier limite à partir d'une certaine concentration la contraction musculaire. Le délai d'intervention prend une vingtaine de secondes et l'intensité est élevée, mais la capacité est limitée par l'accumulation des lactates (pas plus de 8-10 minutes à pleine intensité).

Anaérobie alactique (sans production de lactates) : dégradation de la phosphocréatine, substance stockée dans le muscle et riche en phosphates permettant une recharge en A.T.P. très rapide sans production de déchets. Le délai d'intervention est instantané, l'intensité est maximale et la capacité est faible (10 à 30 secondes selon des réserves de créatine).
Ces trois filières énergétiques fonctionnent simultanément, mais à des proportions différentes selon l'intensité et la durée des efforts. Les sports d'endurance sollicitent avant tout la filière aérobie, dans une moindre importance l'anaérobie lactique et très faiblement l'anaérobie alactique (sprint final, démarrage explosif).